Mai 2013 |
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Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
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La sélection génétique ou l’amélioration des races constituent le cœur de l’activité de l’entreprise. « Il y a quinze ans, pour obtenir un poulet de 2 kg, il fallait 4 kg d’aliments. Aujourd’hui, grâce à la sélection génétique, il n’en faut plus que 3 pour un même résultat ». Un métier de pointe, qui mobilise beaucoup de technologies et de matière grise des 70 salariés que compte cette activité au sein de GRIMAUD FRERES SELECTION. «Nos responsables commerciaux identifient les différents produits correspondants aux différents marchés dans le monde. Ensuite, les programmes d'amélioration génétique sont élaborés par le service Recherche & Développement en collaboration avec les responsables techniques et commerciaux, dont l’objectif au final est de répondre à la demande des consommateurs dans le monde ».
Les 340 autres salariés sont affectés à l’activité d’accouvage. Il s’agit là d’élever des reproducteurs et de commercialiser des œufs à couver et des animaux d'un jour dans les espèces précédemment citées. Cette activité de production nécessite plus de main-d’œuvre, et c’est bien là que le bât blesse. « Notre métier, ainsi que nos filières avicoles demandent beaucoup de travail manuel… Nous manipulons du vivant et ce n’est donc pas automatisable. Nous sommes en concurrence directe avec des entreprises au Brésil et surtout à nos portes, en Allemagne, où le coût horaire est inférieur à celui que nous pratiquons en France ». Olivier s’inquiète légitimement de la perte de compétitivité de l’aviculture française au cours des dix dernières années. « De plus, les prix des céréales s’envolent et nous avons les pires difficultés à répercuter la hausse aux clients ».
Voir les opportunités dans les difficultés
Quand en 2003, Olivier découvre le CJD, il rencontre d’autres dirigeants avec lesquels il échange sur ses problèmes du moment : réorganisation, plan social, licenciements. Des moments difficiles à traverser. Plus tard, en 2009, après avoir terminé son mandat de président de section, Olivier s’engage dans le parcours Copernic, le parcours de professionnalisation au métier de dirigeant-entrepreneur créé par le CJD. « Je suis devenu plus zen. Moi qui suis plutôt pessimiste de nature quand je me trouve face à des difficultés, j’ai appris à prendre du recul, à envisager les situations différemment, à déceler derrière les difficultés les opportunités à saisir ».
Lorsque, au terme de ce programme de formation, Olivier élabore son « projet d’entreprendre », il tire les leçons des bouleversements qui s’opèrent actuellement sur le plan écologique. Comme président de la section de Cholet, il avait organisé, autour de cette thématique, un événement qui avait rassemblé alors plus de mille personnes. C’est de la méthodologie tirée de Copernic et de l’approfondissement de ce thème de l’écologie, qu’Olivier élabore sa vision stratégique pour GRIMAUD FRERES SELECTION.
Intensif et écologique
Il part du constat de la hausse démographique constante au plan mondial. « Chaque année, la population mondiale augmente de 80 millions. La planète accueille 200 000 individus de plus chaque jour ! Il va falloir trouver des solutions pour nourrir tout le monde, et ce, tout en respectant l’environnement. Notre métier consiste à produire toujours plus et pour moins cher. Nous devons apprendre à produire mieux et nourrir le monde de façon plus écologique ». C’est pour atteindre cet objectif que l’entreprise a lancé la démarche « Natural Project ».
« Natural Project »travaille au développement de solutions durables pour les filières de production de protéines animales. « Notre métier est gouverné par la chimie. Il faut rompre avec cela en utilisant des produits naturels et en s’affranchissant des antibiotiques ». Les premiers résultats obtenus sont encourageants. De quoi démontrer que l’innovation peut se révéler une source de compétitivité pour nos entreprises, et que l’écologie peut être le moteur de cette dynamique.
GRIMAUD FRÈRES SÉLECTION
410 salariés
55 M€ de CA en 2011
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