Décembre 2014
Penser international, penser futur, penser avant les autres. Et agir de même.
Robert Maxwell


Le paradoxe de l’internationalisation des PME françaises

La France pointée mauvaise élève du commerce extérieur depuis plusieurs années maintenant, n’a cependant jamais de son histoire autant exporté. Alors info ou intox ? Plutôt que d’être pessimiste, pourquoi ne pas voir le verre à moitié plein ?

Pour replacer le phénomène dans son contexte, rappelons que le commerce international depuis 50 ans a largement effectué sa révolution : tirés par la révolution des transports, l’invention du container ou encore les progrès des télécommunications, les flux ont été multipliés par 25 depuis 1971 !

Si l’on focalise à présent sur les données conjoncturelles, certes, les chiffres du commerce extérieur de la France sont alarmants quand ils affichent un déficit record de 6,3 milliards d’euros en septembre 2011. Pourtant, paradoxalement, les exportations n’ont jamais été aussi fortes qu’aujourd’hui (35,633 milliards d’euros). Le problème, c’est que les importations ont également explosé (41,966 milliards d’euros), boostées notamment par les achats énergétiques.

Cinquième puissance exportatrice

Et pourtant, la France n’en demeure pas moins la 5e puissance exportatrice au monde (à noter que l’Allemagne se positionne en 2e avant les États-Unis et derrière la Chine) et même 4e pour les services et le 2e pays pour les IDE* (investissements directs étrangers), et pas moins de quatre millions d’actifs en France occupent un emploi lié aux exportations !

Malgré cela, la France fait figure de mauvais élève dans le reste du paysage de l’économie mondiale.

Avec 92 000 entreprises actives à l’international en 2009, l’appareil exportateur français est en effet près de quatre fois moins développé qu’en Allemagne et deux fois mois qu’en Italie.

Le déficit d’entreprises exportatrices françaises est particulièrement net pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ce sont les entreprises qui disposent d’une capacité d’investissement et d’innovation suffisantes pour aller sur les marchés en forte croissance avec le plus de chances de réussite. Faire grossir nos PME pour qu’elles aient les moyens de se développer est donc l’objectif majeur au service duquel plusieurs mesures ont été mises en place.

Est-il raisonnable de continuer à faire l’impasse sur l’irrésistible ascension de l’internationalisation des entreprises ? Peut-on en faire l’économie aujourd’hui ? A l’heure où nos marchés intérieurs occidentaux sont saturés, n’est-ce pas une nécessité de nous tourner vers les marchés émergents si l’on veut survivre ?

Oser l'international

Oser l’international, c’est certes prendre des risques, mais c’est un défi qui, motivé par une volonté sans failles et doublé d’une démarche structurée et accompagnée, paie ! Les nombreux entrepreneurs qui ont tenté l’expérience le disent tous : c’est une source d’enrichissement dans tous les sens du terme, de créativité, et porteur de notoriété.

Et surtout, sans vouloir être alarmiste, comme nous le rappellent Jean-Louis Amelon et Jean-Marie Cardebat dans leur ouvrage Les nouveaux défis de l’internationalisation, quel développement international pour les entreprises après la crise ?, refuser l’internationalisation alors que les concurrents y sont engagés est une erreur stratégique qui se traduit souvent à terme par la disparition de l’entreprise.

Évidemment, il est essentiel de bien se préparer et d’être entouré, de ne pas se lancer à la va-vite car toute démarche spontanée et irréfléchie est rédhibitoire pour la santé économique de l’entreprise. Il faut se poser les bonnes questions, prendre le temps d’élaborer sa stratégie et de réunir l’ensemble des conditions spécifiques pour s’assurer d’une démarche fiable et pérenne.

Pour cela, il existe tout un panel d’aides et de structures pour accompagner les entreprises dans leur démarche d’internationalisation. Le CJD lui-même joue un rôle de facilitateur.

Il est implanté dans 12 pays, mais au-delà d’un réseau d’entrepreneurs qui favorise les échanges commerciaux, c’est bien plus un réseau de dirigeants qui partagent des valeurs ! Pas question de faire du business pour du business, la notion de Performance Globale est au cœur de nos convictions et de nos actions ! Pas question de faire travailler des enfants ou de ne pas tenir compte de l’impact sociétal ou environnement de nos échanges, nous mettons un point d’orgue à respecter notre principe identitaire, à savoir : déployer une économie au service de l‘Homme.

Le CJD propose aussi des « Voyages flash » qui permettent à des délégations d’entrepreneurs de tous secteurs et de toute taille d’aller appréhender les marchés étrangers en allant à la rencontre des institutionnels français sur place, en visitant des entreprises locales, en, rencontrant des entrepreneurs locaux pour échanger leur savoir-faire et expériences. Le CJD promeut également les échanges entre les adhérents des différents pays à travers des jumelages, ou des opérations « Vis ma Vie d’entrepreneur », véritable spécificité du CJD : passer 24 - 48 heures dans la vie privée et professionnelle de son pair à l’étranger pour apprendre, benchmarker sur ses pratiques de dirigeant tout en s’enrichissant de nos différences culturelles que naturellement nous avons tendance à oublier.

Stéphanie Le Dévéhat
Le 6-02-2012
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