
Pourtant, les entreprises, et en particulier les PME, loin
de se laisser emporter par les mirages de la délocalisation et du virtuel, ont
de plus en plus conscience qu’elles ont besoin d’être bien enracinées dans le
local pour partir à la conquête du global. Elles savent qu’elles ne peuvent pas
«prospérer dans le désert», comme le CJD l’écrivait déjà il y a
quelques années. Une entreprise s’installe et pérennise son
implantation sur un territoire dès lors qu’il se montre attractif, non pas tant
par les ristournes fiscales que par son offre globale. Par exemple, tout ce qui
concourt à la qualité de la vie des salariés et de leur famille a de plus en
plus d’importance pour fixer les collaborateurs. En retour, l’entreprise
n’apporte pas seulement sa taxe professionnelle. Elle participe à l’animation
de la vie locale et peut être aussi un facteur de cohésion et de paix sociale
qui rendra le territoire encore plus attractif.
Ainsi entreprises et territoires sont de plus en plus interdépendants. Aucun ne peut vraiment réussir et se développer sans l’autre. Ils sont coresponsables de leurs réussites et de leurs échecs.
C’est pourquoi, le débat sur la TP et sur son "assiette" introuvable (y a-t-il jamais une bonne assiette d’imposition qui satisfasse tout le monde ?) est finalement secondaire. Ou plutôt, il aurait été utile s’il avait été générateur d’une réflexion sur les coopérations concrètes qui pourraient s’instaurer à l’échelle des territoires entre les différents acteurs politiques, sociaux et économiques. Et s’il avait mené à la fois à une clarification des compétences entre les différents échelons territoriaux ainsi qu’à leur réduction, pour éviter des doublons administratifs coûteux et sources de confusion. La TP alimente communes, département et région. C’est au moins un échelon de trop.

Décide de vouloir ce qui arrive, et tu seras heureux







